vendredi 5 février 2010

Qui ose peindre mes roses en rouge?

Avec Chloé on n’a jamais été des grandes fans d’Alice au pays des merveilles, de ce lapin toujours en retard et de ce chat psychédélique qui fume le narguilé…je dirais même qu’Alice nous a un peu perturbé pendant notre enfance...

Mais le 24 mars sortira sur nos écrans le film de Tim Burton, adaptation libre et délurée du roman de Lewis Carol, et cela créé un tel buzz qu’on ne peut pas passer à côté. En effet, à l’occasion de la sortie d’Alice aux pays aux merveilles, avec Johnny Depp et Mia Wasikowska, la blondinette aux chaussures cirées revient sur le devant de la scène et on a cru bon de se pencher sur ce phénomène qui se décline dans la mode, la cosmétique, le cinéma, la photo…

La mode :

Depuis le 2 février les vitrines du Printemps Haussmann accueillent stylistes et designers qui ont crée spécialement des vêtements sur le thème d’Alice au pays des merveilles. Ainsi, Haider Ackermann, Charles Anastase, Manish Arora, Chloé, Ann Demeulemeester, Christopher Kane, Alexander McQueen, Maison Martin Margiela et Bernhard Willhelm ont tous laissé libre court à leur imagination pour créer leur propre robe d'Alice tandis que Nicholas Kirkwood a imaginé quant à lui son soulier d'Alice idéal. Vous avez jusqu’à fin mars pour aller jeter un coup d’œil à ces vitrines qui valent le détour.

Photo : les escarpins de Nicholas Kirkwood


Si jamais les vitrines vous ont donné envie de vous relooker en Alice des Temps Modernes, un conseil, misez sur le serre tête lapin, peut être un peu difficile à assumer mais très tendance. C’est à Marc Jacobs que l’on doit cette initiative, c’est en effet lui qui a eu l’idée de dessiner des modèles pour Louis Vuitton et depuis, toutes les fashionistas qui se respectent se l’arrachent. De Lily Allen à Lady Gaga en passant par Madonna ou Marie-Kate et Ashley Olsen toutes se prennent pour un bunny. La très jeune blogueuse de 13 ans, Tavi, figure de proue du diktat de la mode, l’a même arboré au défilé de Galliano. Et preuve de son succès, le Guardian (pourtant aux antipodes des sujets de ce genre) a consacré un article à cet audacieux serre tête oreilles de lapin qui en surprend plus d’un…

Photo : Marc Jacobs

Photo : Lilly Alen

Cosmétique :
Paul & Joe se lance dans une collection Alice au Pays des Merveilles composé de miroirs et baumes à lèvres au packaging super mignon. Retour en enfance garantie. Mais attention, les produits de beauté seront vendus en édition limitée sur le site asos.com à partir du 25 février et à Harrods à partir du 6 mars, donc soyez au taquet ! Pour celles qui n’auraient pas la chance de se les procurer, Urban Decay a lancé une palette d’ombre à paupières, crayons et paillettes aux noms équivoques de White Rabbit, Jabberwocky, Oraculum…idéal pour les journées de blues. Enfin, Opi a sorti 4 vernis en partenariat avec Disney.

Photo : les miroirs de Paul & Joe


Gastronomie :

Le salon de thé Ladurée situé au rez-de-chaussée bas du Printemps recrée en ce moment la scène de la célèbre « tea party » du chapelier fou. Pour l'occasion, Ladurée a également imaginé un macaron exclusif appelé « le Macaron des Merveilles ». Pour celles qui voudraient rejouer la scène chez elle, Paul Cardew a dessiné une théière et 2 tasses qui faciliteront la mise en scène. Cucul ou vintage, on vous laisse trancher.
Photo : Ladurée au Printemps

Bijoux :

Impossible de passer à côté, dans toutes les petites boutiques d’accessoires on trouve des boucles d’oreilles, des pendentifs et des montres goussets sur le thème d’Alice. Nos préférés on les a trouvés sur le site Les bijoux acidulés et Etsy.com. Côté artistes, Stella Mc Cartney et Tom Binns ont lancé des collections carrolliennes fantaisistes qui allient chic et choc.

Photo : pendentif Alice Etsy.com


Photo : bracelets Stella Mac Cartney


Déco :

Les plus folles d'entre nous craqueront pour ces meubles Dust Furniture de Vincent Thomas Leman. Pièces uniques en leur genre aux allures d'horloge et de commodes tout droit sortis de l'univers fantastique d'Alice.
Photo : Dust Furniture

Ps : pour celles qui veulent la même culotte qu'Alice, par ici.

jeudi 4 février 2010

La natte, un atout pour devenir Présidente?

Le 7 février en Ukraine, l'actuelle premier ministre Ioulia Timochenko affrontera son concurrent de toujours, Victor Ianoukovitch, au second tour de l'élection présidentielle. Le scrutin opposera donc la pasionaria de la révolution orange, dite l' ''Evita ukrainienne', au dirigeant de l'opposition soutenu par Moscou. L'Ukaine, partagée entre ses tentations européennes et celles d'un retour dans le giron de la Russie osera t elle élire dimanche celle que beaucoup considèrent comme "le seul homme de la politique ukrainienne"?

Zoom sur la "princesse du gaz" qui adapte son apparence à ses ambitions politiques.

Photo : Ioulia Timochenko

Ioulia Timochenko est née en 1960 à Dnipropetrovsk en Ukraine. En 1984 elle obtient un diplôme d'ingénieur économiste et trouve un emploi à l'usine de machines-outils de sa ville natale. En 1991 elle devient directrice de gestion de la société Ukrainian oil corporation puis présidente de l'United energy systems of Ukraine. En 2001, elle est poursuivie pour corruption et incarcérée pendant un mois. A la sortie de prison on remarque qu'elle s’est laissé pousser les cheveux, qui ont également changé de couleur : de brune, elle est devenue châtain. Premier changement notable de celle qui valait alors plus de 11 milliards de dollars.  
Classée 3ème femme la plus puissante du monde par le magazine Forbes en 1994, elle décide de jouer le contraste avec sa réputation en renforçant une image d'innocente. Elle se teint en blonde, devient alors adepte du blanc et développe un style très "pur".
Nommée Vice-Premier ministre en 1999, elle est limogée par le président Leonid Koutchma en 2001.
Avant les élections de 2002, opposante déterminée, elle opte pour une manœuvre habile qui deviendra son signe distinctif. Elle commence en effet à se tresser les cheveux sur le dessus de la tête...il fallait y penser... Ses adversaires politiques font courir la rumeur comme quoi il s'agirait d'un simple postiche mais à l'occasion d’une conférence de presse, alors qu'un journaliste lui demande si sa natte est une vraie natte, elle défait sa tresse en riant et se brosse ses longs cheveux devant un parterre conquis par son naturel. 
Après les législatives, on commence à s'intéresser à ce qu'elle porte plus qu'à ce qu'elle dit...apanage de beaucoup de femmes politiques d'ailleurs. Sous les tailleurs stricts apparaissent dès lors des chemisiers transparents et de jolies boucles dorées remplacent la natte.
Pour l’élection présidentielle de 2004, Ioulia Timochenko renoue avec la tresse mais affiche un style beaucoup plus révolutionnaire. En effet, c'est la période de la Révolution orange, dont elle fut l'une des figures de proue, et elle s'affiche donc en veste de cuir et arborent des célèbres pull-over noir et orange où il est inscrit "Révolution" (très vite, le pull-over est produit de façon industrielle). Ici la culotte que Ioulia a surement du assortir au pull.
Ioulia représente alors un courant pro-occidental et libéral, réclamant l'éradication de la corruption. 
Nommée Premier ministre par le président Ioutchenko (celui à la peau toute piquetée qui fut empoisonné) en février 2005, elle est limogée quelques mois plus tard, après une série de démissions dans le gouvernement. Mais elle ne baisse pas les bras et continue de se montrer sur la scène politique. 
Le 30 septembre 2007, son parti "Notre Ukraine" arrive deuxième des élections législatives avec plus de 30 % des voix et le Parlement ukrainien entérine la nomination Ioulia Timochenko à la tête du gouvernement, le 18 décembre 2007. A Moscou, lors de l'investiture de Ioulia, la presse fait appel aux services de la directrice adjointe de l’Institut de psychologie expérimentale, Katerina Sobtchik, pour débattre du style de notre Premier ministre. “En fait, déclare cette experte, elle s’est présentée en tenue de soirée. Manifestement, elle tient à surprendre, contrairement à ce que font d’autres femmes politiques, et veut se montrer coquette. Bien sûr, il serait judicieux de réfléchir davantage au style en question, qui fait surtout provincial. Disons que c’est comme si l’on versait du Chanel dans du borchtch ukrainien.” Par ailleurs, estime la psychologue, ses “changements de styles sont une preuve de son désir compulsif d’être aimée de tous."

Ces dernières années, la natte de Ioulia se répand dans toute l'Europe et elle réussit à faire parler d’elle et de ses tenues. Grosse stratégie marketing? Simple tendance actuelle? Ioulia Timochenko serait elle non seulement la première femme Premier ministre des Etats de l’ex-Union soviétique, mais aussi une faiseuse de modes ? En tout cas, si elle est élue dimanche, on s'empressera de conseiller à Martine Aubry de se transformer en Heidi du Nord !!

PS: à noter, la tendance actuelle est désormais plus à la maxitresse qu'au bandeau arboré par Ioulia, comme le présente l'excellent Tendance de Mode dans un de ses tout derniers articles. Néanmoins pour celles qui voudraient arborer le look ukrainien voici un rapide cours de rattrapage en vidéo pour apprendre à se transformer toute seule en reine des neiges.
S.

mardi 2 février 2010

Make the girls dance


Make The Girl Dance - Baby Baby Baby ( official video )
envoyé par placeblancherec. - Regardez plus de clips, en HD !

Après le clip désormais culte  baby baby baby  où 3 jeunes filles nues (sans culotte) descendent la rue Montorgueil de Paris (Dailymotion a classé la vidéo numéro 1 dans le palmarés des vidéos les plus visionnées de 2009, elle a été vue plus de 7 millions de fois à l'heure qu'il est), le duo électro-rock parisien Make the girls dance composé de l'animateur Pierre Mathieu et du DJ Greg Kezo dévoile aujourd'hui 2 février leur nouveau clip : kill me. Le thème? Que feriez-vous avec 30 000 euros s'il vous restait seulement 8 jours à vivre?


MAKE THE GIRL DANCE [KILL ME] (official video)
envoyé par placeblancherec. - Regardez d'autres vidéos de musique.

... Et vous?

mardi 26 janvier 2010

Bulles, vernis et tagada

En écolos qui se respectent, il n’est pas un jour avec Chloé où on se déplace autrement qu’en vélo. Qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige, nos deux roues sont toujours de la partie. Mais en plein hiver, quand le soir on rentre gelées à la colloc’, on ne peut s’empêcher de vouloir troquer Barakouda et Barbie-Mobile contre une belle et chaude Lamborghini (oui oui on a donné un p’tit nom à nos bicyclettes, on appelle bien les bibliothèques Billy alors…).

Mais comme pour posséder la Lamborghini il faut déjà avoir trouvé l’Homme qui nous l’achètera (on a beau être indépendantes on n’est pas naïves pour autant), nos soirées se transforment en véritable soirées à thèmes « post vélo : comment éviter de perdre mes doigts de pied», et elles sont aussi déclinables en  « post 30 minutes de marche par -15 degrés : comment s’en remettre» ou « post piscine : mes cheveux mouillés se sont transformés en stalactites, vais-je m’en sortir ? ».

La règle d’or dans ces cas là c’est de se faire couler un bon bain chaud. Une petite musique d’ambiance (Hindi Zahra par exemple), des bougies à gogo (pour faire comme au cinéma, cf: la scène du bain entre Gainsbourg et Jane Birkin dans le film de Joann Sfar, Gainsbourg, vie héroïque) et de la mousse, oh oui de la mousse !!
Dans le club des bains moussants dont on ne peut pas se passer il y a : le bain moussant relaxant parfumé à la lavande, aux sels de mer et à l’aloe vera de Kiehl's, les bains moussants gourmands au choix de la gamme Séphora, Goyave-Passion / Pacifique-curaço / Ananas-Grenadine / Citron meringué ou encore le TokyoMilk Bon Bon Bubbling bath aux senteurs de jasmin, miel, violette et bois de Santal que l'on peut commander sur le site internet d'Anthropologie. Pour ceux et celles qui n’ont pas de baignoires je leur conseillerai bien d’essayer le "house-sauna", c'est à dire pousser tous les radiateurs de la maison au maximum et attendre de se réchauffer. Mais il y a un inconvénient majeur : la facture EDF de la fin du mois. L’autre solution c’est de s’enfermer en culotte dans un k-way et de courir sur place pendant au moins 15 minutes. Sinon il y a la douche bouillante, simple mais efficace.

Photo : bain moussant Anthropologie

Ensuite, ce qui est agréable après un bon bain / douche c’est une séance vernis. L’hiver 2009-2010 a vu apparaitre un florilège de vernis tous plus sympas les uns que les autres. Antidote assuré contre la grisaille, il n y a aucune raison valable pour ne pas en venir accros, par contre, on est met sur les mains ET pieds. Cours de yoga, dimanche en amoureux, rendez-vous chez l’ostéopathe, il faut toujours penser à se colorer les ongles des petons ! Les règles sont : appliquer une base (pour faciliter le retrait), ne pas oublier le top-coat (pour une brillance parfaite), éviter les faux ongles (vive le naturel) et les stickers (trop ringards). Ensuite, aucune restriction niveau couleur, laissez-vous porter par vos envies. On n’a pas non plus dit de s’en donner à cœur joie sur le jaune pipi et le vert fluo. Mais par exemple, si vous souhaitez vous la jouez Avatar d’un soir, le bleu marine/gris/électrique/satin et l’indigo sont de retour sur le devant de la scène et disponibles chez Opi ou Chanel. Le violet est aussi très tendance, à découvrir chez Nars et Sephora. Enfin, toujours dans la catégorie couleurs hivernale, le noir a été revisité, aux reflets pourpres, chocolats, il se décline en plusieurs tons chez Chanel ou Givenchy. Pour donner un peu de pep’s à vos journées misez sur les couleurs acidulés, vibrantes, chaleureuses et incandescentes de chez Dior, Peggy Sage Mavala. Du rouge, du rose, du fuchsia, on craque ! T-Leclerc, Chanel et Une Natural Beauty vous offre quant à eux un large choix de vernis couleur nude pour celles qui veulent arborer un look très en vogue dans des tons chair, beige et rosés.

Photo : vernis nude Chanel

 Après la relaxation et la détente, place à la dégustation. Pour une soirée de ce genre, il est généralement bon de continuer ces petits instants de plaisir par un vrai moment de jouissance. Vous savez, celui où on en oublierait presque que les gants en cuir ne suffisent pas à stopper le froid et que la sécheresse de nos mains va durer jusqu’en mars. Ce moment d’apothéose c’est celui où on réussit à combiner beauté, gourmandise, enfance et délectation. Le bonheur se résume à se retrouver devant une assiette où dansent des tartelettes au Carambar, des macarons aux fraises Tagada, des clafoutis d’Ours d’or et des gâteaux aux Chamallows. Merci à Christophe Felder, auteur de Mes recettes Haribo, et à Christophe Michalak, auteur de C’est du gâteau, pour leur livres de recettes qui égaient nos hivers.

Photo : Yoyo de macarons aux fraises tagada,
de Christophe Michalak

mardi 12 janvier 2010

First Steps


                                                                  photo : la cerise sur le gâteau

Qui n’a jamais connu la galère des partiels ? Les nuits blanches passées à s’arracher les cheveux sur la théorie de la relativité d’Einstein, les journées à s’empiffrer de chips et de chocolat noir censé favoriser la mémoire ou encore la fameuse boule au ventre précédant chaque épreuve que même la pensée d’avoir mis sa culotte porte-bonheur ne parvient pas à atténuer?
Pour chacun de nous cette épreuve est un vrai calvaire et il faut souvent des semaines pour s’en remettre. Il y en a qui courent évacuer les toxines au hammam, d’autres qui vident leurs cerveaux en même temps que les bouteilles et éliminent les calories en se déhanchant sur le dancefloor, tandis que certains se remettent de leur frustration en remplissant leur garde-robe et en faisant le plein de magazines futiles. Les plus chanceux partiront se vider la tête au ski, au soleil ou à l’étranger (rayer la mention inutile).
Pour nous veinardes, le post-partiel 2010 a été un grand cru : soldes et fêtes à gogo puis séjour détox en Italie. Rien que l’idée de s’envoler pour Rome avait adouci l’amertume de ces partiels. Mais c’était sans compter sur les nombreux pics de stress qui allaient s’ensuivrent dus à notre désorganisation légendaire. Entre les retards de trains, la course contre la montre pour arriver à temps à l’aéroport et l’explosion du sac de culottes à la douane, on aura tout eu. Heureusement l’accueil des belli italiani nous a largement fait oublier nos mésaventures. Leurs compliments, leurs clins d’œil et leurs pizzas nous ont presque fait remettre en question notre amour pour les Français. Il faut dire que même lorsqu’ils jouent à WOW sur leur ordi, ils restent charmeurs et sexys, ce qui n’est pas pour déplaire aux geeks que nous sommes. Difficile cependant de s’habituer à leurs maxi doudounes vinyles, leurs lunettes de soleil en plein hiver ou leurs sourcils soigneusement épilés… Peut-être nos frenchies peuvent-ils voir dans ces petits détails une opportunité de dépasser leurs concurrents italiens ?

Cette dernière semaine, riche en évènements, est à notre image…curieuses, désordonnées, bornées, impatientes, chanceuses, mal chanceuses, impulsives, optimistes, glamour, gourmandes, sensibles, chiantes, futées, perdues, rêveuses, jalouses…mais avant tout culottées !